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KISSIDOUGOU : tenue de l’atelier de validation des outils et documents d’appel à sous-projets (P2-P2RS)

KISSIDOUGOU : tenue de l’atelier de validation des outils et documents d’appel à sous-projets (P2-P2RS)

Du 30 avril au 2 mai 2026, la salle de formation du cyber scolaire de Kissidougou a abrité les travaux de l’atelier de validation des outils techniques et documents d’appel à sous-projets au compte du Projet 2 du Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel-Composante Guinée. Cet atelier représente une étape cruciale et préparatoire avant la phase active de soumission à l’examen des parties prenantes, des instruments de collectes de données et les modèles de gestion des sous-projets en vue d’en assurer la pertinence et l’efficacité sur le terrain, tel est l’objectif principal de cet atelier qui a réuni 42 participants dont 4 femmes venus des départements de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement, de la pêche et de l’économie maritime, de l’administration du territoire et de la décentralisation. Il est à rappeler que ce Projet couvre cinq (5) Préfectures à savoir : Faranah, Kissidougou, Dabola, Guéckédou et Macenta. 

La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été marquée par la présence des autorités locales, de la directrice générale adjointe par intérim de l’Agence Nationale de la Promotion du Conseil Agricole et de la Formation Entrepreneuriale (ANPROCAFE) et du Coordinateur national du Projet P2-P2RS. Elle a été ponctuée des différentes allocutions protocolaires. 

Coordinateur national, Dr. Mamadou GANDEKA

Dans son discours de bienvenue, le Coordinateur national, Dr. Mamadou GANDEKA a mis l’accent sur le contexte global du P2-P2RS tout en déclinant l’objectif de l’atelier à savoir la validation de manière participative, les outils et documents élaborés aux appels à sous-projets afin de garantir leur pertinence et cohérence pour le financement des activités des sous-projets. De passage, il a fait une mise au point de la volonté sans faille du gouvernement de son Excellence M. Mamadi Doumbouya, Président de la République, Commandant en chef des forces armées, chef de l’État, à faire de l’agriculture, le premier pilier du programme Simandou 2040, permettant d’améliorer la production et la productivité agricole dans un contexte de changement climatique au bénéfice de la population guinéenne et en particulier celle des communautés rurales. 

Avant de conclure, il a exprimé sa profonde gratitude à l’ensemble des acteurs du projet, en particulier au gouvernement guinéen, à la Banque Africaine de Développement, au Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel, à Madame la Ministre de l’agriculture Madame Aminata Kaba, qui ont accepté d’unir leurs efforts pour renforcer la résilience des populations sahéliennes et ouest africaines’’, a-t-il déclaré tout en souhaitant remerciant les participants.

Prenant la parole pour son allocution, la directrice générale adjointe par intérim de l’ANPROCAFE, Mme Hadiatou Diallo, a tout d’abord tenu à rappeler aux participants, leurs responsabilités dans la réussite de cet atelier.

Mme Hadiatou Diallo, directrice générale adjointe par intérim de l’ANPROCAFE

‘’Comme vous le savez, le P2-P2RS s’inscrit dans une dynamique régionale visant à renforcer durablement la résilience des systèmes de production face aux chocs climatique, économique et alimentaire. Alors, dans ce dispositif, l’appel à sous-projets constitue un instrument opérationnel clé permettant de mobiliser les ressources vers des initiatives, de stimuler l’innovation locale et l’entrepreneuriat agricole et de rapprocher les interventions aux besoins réels des producteurs. Cependant, l’efficacité de cet instrument repose fondamentalement sur la qualité des outils qui encadrent sa mise en œuvre. Ces outils doivent être clairs, opérationnels, adaptés aux réalités du terrain mais surtout appropriés par tous les apprenants’’, a-t-elle rappelé.

Plus loin, la directrice générale adjointe, a mis cette cérémonie à profit pour revenir sur l’objectif général de cet atelier qui est d’assurer une validation consensuelle des outils d’appel à sous-projets. De manière spécifique, il s’agira d’examiner et d’améliorer les différents outils de l’appel à sous-projets notamment les différentes fiches techniques qui vous seront présentées par les techniciens, s’assurer de la compréhension commune des procédés par l’ensemble des acteurs impliqués, recueillir les observations, suggestions et recommandations des parties prenantes, harmoniser les approches et critères de sélection des sous-projets, valider officiellement les outils avant leurs diffusions et utilisation sur le terrain par les conseillers agricoles, renforcer la compréhension des outils par les COA et les acteurs locaux impliqués dans le Projet. 

Elle a insisté de passage sur ce point essentiel, comme quoi nous sommes dans un cadre de gestion basée sur le résultat avec des exigences fortes en matière de transparence, d’efficacité et de redevabilité vis-à-vis de l’État et de nos partenaires. Par conséquent, la validation que nous allons faire ici, ne doit pas être une simple formalité. Elle doit être vigoureuse et critique’’, a-t-elle détaillé.

Par ailleurs, la délégation de Monsieur le Préfet de Kissidougou pour la circonstance conduite par son chef de cabinet M. Sidiki Sangaré a déclaré officiellement l’ouverture des travaux dudit atelier.

Au compte la première journée de l’atelier, les échanges ont reposé essentiellement sur quatre (4) outils principaux à savoir : la fiche d’enquête des exploitations, le modèle de convention de co-financement, le document d’appel à sous-projets et la fiche d’analyse d’avant-projet (comité de présélection des sous projets-CPS). Cet atelier a été animé par deux (2) Experts en charge de l’ANPROCAFE à savoir Messieurs Ibrahima Kadiatou DIALLO et de Ousmane COUMBASSA. Ainsi les débats fructueux au cours de cette première séance de travail ont permis d’apporter des aménagements sur ces 4 premiers outils soigneusement passés en revue par les Experts.

Ibrahima Kadiatou DIALLO

Au niveau de l’outil fiche d’enquête des exploitations, les participants se sont accordés sur l’insertion de l’âge, le statut de l’exploitant, le neutre et le remplacement de la topographie par l’écologie sur son volet informations générales. Dans le volet équipements et intrants, on note l’ajout des équipements tels que petit outillage, motoculteur, moissonneuses, moissonneuse-batteuse et batteuses. 

Également, des modifications ont été apportées au point concernant les contraintes sociales avec l’ajout « contraintes sociales » et l’insertion « des feux de brousse » dans la catégorie des contraintes climatiques. Ensuite, l’un des amendements phares de cet atelier est intervenu au niveau de l’outil intitulé « Modèle de convention de co-financement » avec la suppression des soumissions individuelles c’est-à-dire aucun financement ne sera octroyé à titre individuel.

En outre, au niveau de ce même outil, il y a eu des débats sur les difficultés d’obtention des cartes d’identité par les paysans et sans oublier des précisions importantes qui ont été apportées sur les clauses de résiliation de contrat. Autre amendement important a été réalisé au niveau du troisième outil intitulé « Documents d’appel à sous-projets ». À ce niveau, l’assemblée a décidé d’élargir les catégories aux céréales, tubercules et légumineuses, afin d’inclure le riz et d’autres cultures essentielles. 

En plus, les participants ont opté pour la flexibilité sur l’identité avec l’acceptation désormais de toute pièce équivalente (notamment la carte d’électeur) en remplacement de la carte d’identité nationale légalisée. 

Poursuivant leurs efforts au compte de cette première journée laborieuse, les participants ont passé aux peignes fins, le contenu de l’outil dénommé Fiche d’analyse d’avant-projet. À ce stade, deux points ont retenu l’attention de l’assemblée. D’abord, le volet Terminologies où le terme « Promoteur » a été remplacé par celui de « Structure » pour davantage de précisions. Quant au volet Reconnaissance légale de ce même outil, il a été retenu qu’une attestation de reconnaissance signée conjointement par le Maire et les directeurs préfectoraux de l’agriculture est valide.

Dans la même lancée, les travaux de l’atelier se sont poursuivis dans la deuxième journée dont la première partie a été consacrée à la suite des débats autour des outils restants tandis que la seconde a été dédiée à rédaction et l’adoption d’un rapport final suivie de la cérémonie de clôture. 

Parmi les outils revus au cours de cette nouvelle séance de travail, figure la fiche de sélection et screening environnemental et social. Il a été décidé de remplacer le mot « village » par celui « district » dans la partie A et d’introduire dans la partie Limites et Zones d’influence, la distance du village au site, tout en faisant une précision de ce qu’on voit autour du site en tenant compte des 4 points cardinaux. 

Enfin, les dernières discussions ont permis à l’assemblée de se pencher sur un autre outil précieux à savoir : la Fiche d’analyse des dossiers du sous-projet par le CAP. Sur ce point, les débats ont concerné les cotations des critères de l’évaluation et finalement la cotation initiale a été maintenue par critère.

Toutefois, il est important de signaler qu’au total, 10 documents et outils sur 15 ont été profondément scrutés, déroulés puis validés par les parties prenantes. Il s’agit de :

– la fiche d’avant-projet

– la fiche d’appel à sous-projets

– la fiche d’analyse d’avant-projet par le comité de présélection du sous-projet(CPS)

– la présélection du sous-projet (CPS)

– la fiche d’analyse du dossier de sous-projet par le comité d’approbation des sous-projets

– la fiche de planification des mesures de sauvegardes environnementales et sociales 

– la fiche d’enquête des exploitations 

– la fiche de sélection et screening environnemental et social 

– la fiche d’analyse du dossier des sous-projets par le CAP

– Modèle de convention de co-financement.

Au sortir de l’atelier, Monsieur Ibrahima Kadiatou Diallo, Directeur du département promotion du conseil et vulgarisation agricole, est revenu sur les temps forts de ces discussions.

‘’Cet atelier vient pour faire suite dans le cadre de la mise en œuvre des activités qui sont contenues dans la convention de collaboration qui lie le projet P2-P2RS et l’agence nationale de la promotion du conseil agricole qui est en charge de dérouler cette assistance technique concernant la rédaction des sous-projets jusqu’à leurs évaluations finales. Au regard de ce que j’ai vu dans la salle comme engouement et participation, on peut dire que cet atelier a regroupé la crème des crèmes des cadres des départements concernés par l’exécution de ce Projet.

Le représentant des participants composés des directeurs préfectoraux de l’agriculture, les représentants du ministère de l’environnement de la pêche et de l’économie et le MATD représenté par l’ANAFIC a déclaré ceci : « Nous avons été très satisfaits de la qualité des débats qui ont caractérisé cet atelier, car ces échanges nous ont permis d’apporter certaines corrections très pertinentes sur les différents outils ». 

L’un des amendements forts qui a été constaté, c’est que le P2-P2RS ne cautionnera pas les promoteurs individuels, tout va se concentrer sur les structures groupées, c’est-à-dire, les groupements agricoles et les coopératives. Etant donné que le P2-P2RS est un projet de résilience et de sécurité alimentaire et nutritionnelle, nous avons apporté beaucoup d’amendements au niveau des rubriques concernant les sauvegardes environnementales et sociales. Nous sommes convaincus que ce projet viendra apporter des grands soulagements à nos communautés dans les 50 villages cibles du projets P2-P2RS’’, a-t-il souligné.

Les partenaires techniques et financiers du Projet étaient représentés par le Secrétaire permanent du CONACILSS (Comité National du Comité Permanent Inter-États de Lutte Contre la Sécheresse au Sahel. Djiguiba Koulako Traoré n’a pas manqué de mettre en exergue l’apport de son institution dans ce Projet.

Djiguiba Koulako Traoré, Secrétaire permanent du CONACILSS (Comité National du Comité Permanent
Inter-États de Lutte Contre la Sécheresse au Sahel.

‘’En tant que partenaire, notre partition, c’est l’appui technique que le CILSS a toujours apporté aux populations bénéficiaires dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et renforcer la résilience des communautés face aux chocs du changement climatique. Donc, nous créons à travers la réalisation de ce Projet une sorte d’émulation entre les communautés. Nous pensons que nous aurons des résultats à la hauteur de nos espérances’’, a-t-il précisé.

Du côté des autorités locales, le sentiment qui domine est celui d’une mission accomplie. Mme Mognima Kpoghomou, Directrice préfectorale de l’agriculture et de l’élevage de Kissidougou, a salué cette initiative.

Mme Mognima Kpoghomou, Directrice préfectorale de l’agriculture et de l’élevage de Kissidougou

‘’C’est un sentiment de satisfaction qui m’anime vraiment au sortir de cet atelier. Nous sommes satisfaits du déroulement des discussions, mais aussi du contenu du document. Ce qui a retenu mon attention, c’est le fait que cet atelier ait pu regrouper toutes les parties prenantes qui pouvaient intervenir dans le domaine pour demander leurs avis par rapport à ces documents et outils qui seront d’une importance capitale pour les communautés, dans le cadre de la prise en compte de leurs documents de projet. 

Par rapport à la facilitation, nous avons eu à faire à des experts expérimentés et qui ont fait le maximum d’eux-mêmes pour faire bouger les lignes dans les débats. Aussi, en ce qui concerne la coordination, c’est vraiment irréprochable, parce qu’ils ont créé toutes les conditions pour que les participants soient satisfaits’’, a-t-elle témoigné.

Pour le représentant du directeur régional de l’agriculture de Nzérékoré, Damey Jefson, cet atelier a apporté de la plus-value.

Damey Jefson, représentant du directeur régional de l’agriculture de Nzérékoré

‘’Dans toutes les actions que nous avons menées pendant cet atelier, il y a des outils alléchants qui ont été présentés auxquels nous avons contribué. Les informations ont été collectées çà et là, les points de vue, suggestions et remarques ont été recueillis et pris en compte afin de favoriser la mise en place de ce précieux programme. Ceci est un effort louable qui contribue d’ailleurs dans les mêmes efforts engagés par le gouvernement, à l’amélioration de la qualité, de régulation de la productivité surtout car n’oublions pas qu’une population bien nourrie est une population sur laquelle on peut compter pour relever le défi. 

Je vous assure que, la facilitation a été à la poigne, les discussions ont été inclusives et participatives’’, a-t-il mis au point.

Quant au Directeur préfectoral de l’agriculture et de l’élevage de Dabola, Moussa Camara, il estime que ce projet est une chance pour les communautés bénéficiaires.

Moussa Camara, Directeur préfectoral de l’agriculture et de l’élevage de Dabola

‘’Si un cadre est convié à participer à ce genre d’atelier, il doit s’y mettre à fond pour bien comprendre, pour faire respecter convenablement sur le terrain ce qui a été appris ici. Cela nous permettra d’édifier efficacement les producteurs qui auront la chance de bénéficier de l’accompagnement du Projet parce que ces appels à sous-projets sont faits pour accompagner nos producteurs locaux et tous ceux qui œuvrent dans ce sens sont en train d’accompagner l’État ; donc, tout ce qui concerne l’État nous concerne aussi. 

Si les communautés à la base sont bien accompagnées dans ces genres d’initiative, forcément, il y aura un changement positif au niveau du panier de la ménagère. Je profite pour saluer l’accueil impeccable que nous ont réservé les autorités de Kissidougou’’, a-t-il laissé entendre.

L’atelier de Kissidougou s’est achevé sur une note de satisfaction générale.

Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA.

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