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Projet P2-P2RS : le Ministre Félix LAMAH explique les avantages du projet pour la Guinée

Projet P2-P2RS : le Ministre Félix LAMAH explique les avantages du projet pour la Guinée

Le 2 mai 2025, après avoir lancé la deuxième phase du Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel (P2-P2RS), le Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, M. Félix LAMAH, a animé un point de presse pour expliquer les avantages de ce projet pour la Guinée.

Entouré de M. Adamou HINSA, Coordonnateur régional du P2-P2RS/CILSS et représentant du Secrétaire exécutif du CILSS, ainsi que du Dr Laouali GARBA, Chef de division « Recherche agricole, production et durabilité » à la BAD, le Ministre LAMAH est revenu sur le contexte ayant conduit à l’élaboration du projet.

La Guinée dispose d’un important potentiel agricole encore sous-exploité, qui pourrait jouer un rôle majeur dans l’éradication de l’extrême pauvreté. Le pays bénéficie de conditions agroclimatiques particulièrement favorables et variées, permettant de produire une grande diversité de cultures destinées aux marchés locaux, régionaux et internationaux. Cependant, le pays fait face à une forte vulnérabilité liée au changement climatique, à la faible productivité agrosylvopastorale et halieutique, à la dégradation des ressources naturelles, à la pauvreté ainsi qu’à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. De plus, la capacité de transformation des produits agricoles reste limitée, et les investissements dans le secteur sont insuffisants pour exploiter pleinement les atouts du pays.

C’est dans ce contexte, a expliqué le Ministre LAMAH, que le P2RS a été conçu. Il vise à renforcer la résilience des populations sahéliennes et ouest-africaines face à ces défis. Il s’agit d’une initiative conjointe de la Banque Africaine de Développement (BAD), du CILSS et de ses pays membres. Le programme s’inscrit dans une approche régionale à long terme (20 ans), mise en œuvre par des projets successifs de 5 ans.

En ce qui concerne spécifiquement la Guinée, le ministre a indiqué que le P2-P2RS constitue un levier essentiel pour lutter contre les facteurs de fragilité et bâtir une société plus résiliente et inclusive. Il vise notamment à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ses objectifs spécifiques sont les suivants : accroître durablement et de manière résiliente la productivité et les productions agrosylvopastorales ; générer davantage de revenus issus des chaînes de valeur agricoles, pastorales et halieutiques ; renforcer la gestion durable des ressources naturelles, la nutrition, l’égalité de genre, les capacités locales et l’emploi des jeunes ; renforcer les capacités d’adaptation des populations aux risques climatiques et contribuer à l’atténuation du changement climatique.

Le projet sera mis en œuvre autour de quatre composantes principales :

  • Le renforcement de la résilience au changement climatique des productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques ;
  • Le développement des chaînes de valeur agrosylvopastorales et halieutiques ;
  • Le renforcement des capacités adaptatives face aux changements climatiques ;
  • La coordination et la gestion du programme.

Les résultats attendus par composante :

Production agricole : réalisation de 25 infrastructures de mobilisation de l’eau (micro-barrages) ; aménagement de 105 ha en petite irrigation et de 280 ha de bas-fonds ; construction d’un centre de production de semences agricoles et agroforestières, avec un objectif de production de 241 400 tonnes et une augmentation des rendements de 25 % à la fin du projet.

Production pastorale : mise en place de 50 périmètres pastoraux, 4 marchés à bétail avec parcs de vaccination, 4 petites aires d’abattage, et 40 infrastructures hydrauliques pastorales ; distribution de 200 géniteurs et de 5 000 vaccins contre les principales épizooties ; aménagement de 200 km de pare-feu et de 200 km de couloirs de passage pour le bétail.

Production halieutique : construction de 100 fermes aquacoles (bassins) dans les jardins nutritifs maraîchers gérés par les femmes ; mise en place de 9 unités d’étangs piscicoles de 500 m².

Gestion des ressources naturelles : restauration de 200 ha de terres agricoles et de 650 ha de terres pastorales dégradées ; élaboration de 50 plans villageois d’adaptation au changement climatique et de 200 cartes de fertilité des sols.

Promotion du genre : réservation systématique de 30 à 50 % des activités du projet aux femmes ; création de 50 jardins nutritifs spécifiquement pour les femmes.

Développement socioéconomique : construction de 30 forages communautaires, 30 châteaux d’eau (6 000 litres chacun), 5 magasins de stockage (200 tonnes chacun), et 200 km de pistes rurales ; installation de 25 plateformes multifonctionnelles alimentées à l’énergie solaire ; construction de 980 biodigesteurs et de 10 maisons du paysan.

Emploi des jeunes : création de 100 PME dans les chaînes de valeur agricoles, pastorales et halieutiques, générant 3 000 emplois dont 50 % pour les femmes ; appui à 50 groupements de services-conseils pour les jeunes ; augmentation des revenus des ménages bénéficiaires de plus de 25 %.

M. LAMAH a également souligné que le projet formera plus de 10 000 bénéficiaires à la gestion durable des ressources naturelles, à la gestion des infrastructures hydro-agricoles, aux techniques de stockage, et aux pratiques de gestion et d’entretien des aménagements pastoraux. Dix cadres nationaux recevront une formation diplômante sur la sécurité alimentaire, la protection des végétaux et le changement climatique.

En ce qui concerne les services climatiques, le projet prévoit la mise en place de réseaux d’observation et de collecte de données hydroclimatiques, ainsi que l’accompagnement de la Guinée dans l’élaboration de services climatiques nationaux. Dans les zones d’intervention, 600 agro-éleveurs seront formés en agrométéorologie et en gouvernance locale des ressources naturelles. « La population cible est estimée à 1 314 152 habitants, répartis sur une superficie de 40 380 km², avec une densité moyenne de 33 habitants/km². Elle regroupe des organisations de producteurs, d’éleveurs, des groupements de femmes et de jeunes, des transformateurs de produits agricoles, des commerçants et des transporteurs », a précisé le ministre.

Il faut noter que ce projet est financé par un don du FAD à hauteur de 12,5 millions d’UC (soit 10,67 milliards FCFA), avec une contribution du gouvernement guinéen estimée à 1,04 million d’UC (888 millions FCFA), représentant 5 % du coût global. Il est prévu pour une durée de 5 ans (avril 2024 – décembre 2027), renouvelable deux fois.

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